Cap table et dilution : combien cédez-vous vraiment ?
La dilution n'est pas une punition : c'est le prix, calculable à l'avance, du capital. Ce qui coule les fondateurs n'est pas de céder 15 % — c'est de découvrir en série A qu'ils en ont cédé 40 sans s'en rendre compte.
La formule de dilution d'un SAFE post-money
Part cédée = montant total des SAFEs ÷ cap post-money. 200 k€ de SAFEs sur un cap de 1,5 M€ = 13,3 % aux investisseurs, 86,7 % restant aux fondateurs.
Chaque SAFE individuel suit la même règle : un ticket de 10 k€ sur ce cap pèse 0,67 %.
Quels seuils surveiller avant la série A ?
Les fonds veulent voir les fondateurs garder une motivation capitalistique forte : viser plus de 70-75 % fondateurs après la pré-seed, et se méfier de tout empilement de SAFEs qui dépasse 20-25 % cumulés avant un vrai tour.
Trois scénarios à projeter en continu
Une cap table utile se lit en trois colonnes : fonds reçus (la réalité bancaire), engagé (signés + reçus), et pipeline (tout ce qui est parti en signature). Piloter sur la colonne « reçus » évite de dépenser des promesses.
Questions fréquentes
- Les SAFEs apparaissent-ils dans la cap table ?
- Pas comme actions — ils ne sont pas encore convertis — mais toute cap table sérieuse les projette « as-converted » pour montrer la dilution réelle à venir.
- Un pool d'options (ESOP) dilue-t-il les SAFEs ?
- Dans le modèle post-money standard, le pool créé au tour suivant dilue les fondateurs, pas les détenteurs de SAFEs — raison de plus pour le dimensionner consciemment.