SAFE post-money : comment ça marche, concrètement
Le SAFE (Simple Agreement for Future Equity) n'est ni de la dette ni des actions : c'est le droit de recevoir des actions au prochain tour, à des conditions fixées aujourd'hui. Le modèle post-money, standard depuis 2018, rend la dilution calculable à la signature.
Que signifie « post-money » dans un SAFE ?
La part de l'investisseur se calcule sur la valorisation APRÈS son investissement : ticket ÷ cap post-money = part garantie à la conversion. 10 k€ sur un cap de 1 M€ = 1 %, quoi qu'il arrive ensuite.
C'est ce déterminisme qui permet d'empiler des SAFEs sans recalculer la dilution à chaque signature.
Quand le SAFE se convertit-il en actions ?
Aux événements prévus au contrat : tour de financement qualifié (le plus courant), acquisition, ou dissolution. Entre-temps, l'investisseur n'a ni droit de vote ni intérêts — et le fondateur garde le contrôle.
Cap, discount, MFN : que négocier ?
Sur une petite levée, le cap concentre 90 % de la négociation. Le discount (10-20 %) récompense le risque si le tour suivant valorise sous le cap ; la clause MFN aligne un investisseur précoce sur de meilleures conditions accordées plus tard.
Multiplier les variantes complique la cap table : un cap unique et propre pour tout le monde signe plus vite.
Questions fréquentes
- Le SAFE est-il valable en France ?
- Le SAFE est un contrat de droit américain pensé pour les sociétés US (d'où l'intérêt d'une entité Delaware). L'équivalent français est le BSA-AIR.
- Que se passe-t-il si la startup ne lève jamais de tour suivant ?
- Le SAFE reste en vie sans échéance. Sans événement de conversion ni liquidité, l'investisseur peut ne jamais convertir — c'est le risque assumé de l'instrument.